"C'est étrange comme les choses prennent du sens lorsque les choses finissent... c'est là que l'histoire commence"
Les prémisses de la crise ont été perceptibles sur les marchés financiers dès fin 2006 avec les premiers impayés sur les subprimes. Elle a éclaté pendant l'été 2007 et s'est amplifiée en 2008.Elle atteint maintenant les banques et bientôt les entreprises industrielles et commerciales L'opinion publique a aujourd'hui pleinement conscience de son importance, sans bien la comprendre.
Cette crise est attribuée au " subprime ", terme anglo-saxon mystérieux qui caractérise des crédits de mauvaise qualité. Il n'explique pas à lui seul le tsunami.Il a joué le rôle d'un détonateur puissant dont l'effet a été amplifié par l'ambiance du moment due à un développement démesuré du crédit jugé indispensable pour soutenir la consommation, secréter la croissance, créer emploi et revenus qui entraînent la consommation. C'est dire que cette crise est fondamentalement celle d'une société qui fonde son développement et son équilibre sur la croissance à tout prix de son Produit Intérieur Brut et sur la consommation C'est la société de consommation, fruit de choix politiques soutenus par nos opinions publiques, c'est-à-dire par nous-mêmes.et exacerbée par une publicité qui conditionne nos choix.
Cette crise éclate à un moment particulier de l'histoire de l'humanité : la terre porte plus de 6 milliards d'êtres humains, bientôt 9 (contre 2 milliards en 1929) ; nous prenons conscience que les ressources naturelles deviennent insuffisantes pour satisfaire les besoins de tous les hommes, sur la base de nos critères actuels, et que la planète ne peut plus supporter la pollution issue de nos modes de vie. Elle se conjugue avec plusieurs autres crises :
Le contexte est différent de celui des crises passées. C'est dire le caractère nouveau de la situation : la crise financière ne pourra être maîtrisée sans prendre en compte l'ensemble des ces dossiers.
La science nous apprend chaque jour un peu plus de la complexité de notre monde, de la vie, de nous-mêmes. Elle nous révèle que les évènements sont rarement dus à une seule cause. Ceci est vrai pour la crise actuelle, objet d'une information surabondante, ponctuelle, partielle, partiale. Il est impossible en moins de 5 minutes de radio ou de télévision, en quelques lignes de journal d'appréhender cette complexité.
Je ne prétends pas, ici, réaliser un examen exhaustif de la situation ; je vise à clarifier les termes et à les relier entre eux pour tenter de mettre en perspective à ce qui nous arrive.
Je propose :
- D'analyser le début de la crise : le mécanisme du subprime.
- D'en observer les conséquences : l'effet domino.
- De comprendre la crise de confiance qui en découle
- D'observer les effets probables et possibles sur l'économie réelle.
- De déceler des pistes de solutions et des remèdes
- De dégager des axes de réflexion et les enseignements à en tirer.